Le casse-tête du shampoing bio

Mes cheveux et moi, on a toujours eu une relation assez compliquée. Après chaque shampoing, j’attends patiemment qu’ils sèchent afin de voir quelle surprise ils vont me réserver. Car je n’ai pas les cheveux raides, je n’ai d’ailleurs pas non plus les cheveux bouclés. D’ailleurs j’ai les cheveux quoi ? Ni raide ni bouclés, j’ai des cheveux qui vivent leur propre existence sans ne jamais se demander si je n’aurai pas un rendez-vous important et qu’il pourrait être pertinent de former un ensemble cohérent. Après des années à vivre avec j’avais fini par à peu près les comprendre, j’avais surtout trouvé un excellent coiffeur capable de les dompter avec une coupe qui repousse correctement. Et puis, il y a deux ans, j’ai décidé de passer au bio. Voilà comment j’en viens à vous parler du casse tête des shampoings bio (routine bio qui elle-même engendra le casse tête du coiffeur bio, mais ça ce sera pour une autre fois).

Pour une routine naturelle, quels ingrédients éviter dans ses shampoings ?

Quand on veut passer au naturel pour ses cheveux, on se met à lire la liste de tous les ingrédients et on peut même devenir un peu folle avec ça : quoi des silicones, mais jamaiiiiisssss de la vie je ne mettrais plus jamais ça sur ma tête !

Quand on passe au bio, on évite donc certains ingrédients :

  • Les sulfates (Sodium Laureth Sulfates, Ammonium Lauryl Sulfate) : ils permettent aux shampoings de produire de la mousse (on reviendra donc sur ce casse-tête par la suite). Mais ils agressent également le cuir chevelu. Et quand on a une tendance à avoir des racines grasses, on aggrave le problème : ca décape, on produit plus de sébum, résultat on a les cheveux encore plus gras (et les pointes encore plus sèches).
  • Les silicones : Ils gainent les cheveux, et grâce à eux on a les cheveux brillants et soyeux. Sauf qu’à la longue, ils alourdissent les cheveux. Et quand tu as les cheveux fins et qui ont du mal à boucler comme moi, c’est le mal !
  • Les Parabens : bon ça on le sait, les parabens c’est pas bon pour la santé (ce sont des perturbateurs endocriniens, et comme rien que ce nom là fait peur, on va pas jouer avec le feu hein). Alors on vire !
  • Et puis il y a aussi les PEG, les alcool gras, les huiles minérales…

Et là on commence déjà à se sentir pas bien parce qu’on a plus qu’à jeter tous nos shampoings…

Pourquoi passer au naturel pour ses cheveux ?

Chacune ses motivations. Evidemment pour la santé ! Bon bien sûr, c’est totalement hypocrite puisque je fume et que je ne fais pas de sport (si ce n’est me déplacer du canapé vers le frigo quand j’ai faim). Mais voilà mes motivations à moi :

  •  Quand on passe au bio, on se met à s’intéresser à ce que l’on consomme. Je suis curieuse et j’aime bien savoir ce que l’on me vend (dans mon assiette, dans mes produits de beauté, dans mes produits ménagers…). A moi de choisir ensuite ce que je préfère consommer.
  • Pour l’environnement : je sais maintenant les ingrédients naturels utilisés et ce qui part dans mes canalisations.
  • Parce que maintenant je peux me dire que là non, on me prend pour un jambon : la fille qui a des cheveux magnifiquement brillants et lisses sur la photo ça ne marchera jamais (bon je m’en doutais déjà avant, mais dorénavant je sais pourquoi)
  • Parce que passer au naturel c’est retrouver ses cheveux tels qu’ils sont naturellement. Et se retrouver au naturel c’est aussi apprendre à s’accepter et s’aimer avec moins d’artifices (comme c’est beau).
  • Parce que passer au naturel va dans la continuité de ma quête d’une vie plus slow : on essaye pas de se coller des masques miracles censés réparer des cheveux irréparables, on prend le temps de leur apporter ce dont il ont besoin (des huiles végétales, de l’aloe vera, la bonne alimentation…). Et on accepte aussi que nos cheveux n’aillent pas parfaitement : je suis crevée, il sont à plat, je suis stressée, ils sont gras…
  • Parce que ça sent bon, des vrais parfums naturels, pas des parfums chimiques. Et ça moi j’aime quand ça sent bon au réveil !

Shampoings bio

 Pourquoi c’est compliqué de choisir son shampoing bio ?

C’est là que le casse-tête arrive : parce que lorsque l’on enlève ce qui faisait mousser, les rendait artificiellement brillants et doux, on perd ses repères. Alors quand on démarre il est bon de savoir :

  • Les premiers shampoings sont pénibles, les shampoings bio n’ont rien à voir avec des shampoings classiques : ça mousse peu et moi ça m’emmêle beaucoup les cheveux.
  • On oublie la brillance habituelle (enfin pour ceux que j’ai testé) : on utilise des soins supplémentaires comme un rinçage au vinaigre de cidre, de l’aloé vera, des huiles végétales, pour faire plaisir à nos cheveux.
  • En boutique bio et sur internet, c’est compliqué voire impossible de trouver des échantillons pour tester des shampoings bio. Résultat on achète, ça ne nous convient pas, on rachète, on s’énerve…
  • Ce n’est pas parce que les shampoings sont bio, qu’ils ne contiennent aucun ingrédient à éviter. Bien sûr on enlève le plus gros, mais un shampoing bio peut contenir des sulfates. Et voilà encore le casse-tête !

J’ai donc testé des shampoings solides, faire mon shampoing solide maison, des shampoings de chez mon coiffeur bio, d’autres de boutiques bio… Je suis une testeuse de compét’. Et je n’ai pas encore trouvé le shampoing bio parfait qui en un seul shampoing me dessinerait de belles boucles, les rendrait brillants, doux et tout ce qu’on voudrait.

D’ailleurs si vous avez trouvé le shampoing naturel parfait, je suis preneuse ! En attendant, je suis passée ponctuellement au no-poo avec du rhassoul.

Deux ans de naturel ça donne quoi ?

  • J’ai abandonné les colorations chez le coiffeur pour passer à des mèches à l’argiles (pas 100% naturelles, ça n’existe pas encore) chez moi coiffeur bio.
  • Après deux ans de naturel, j’ai finalement fini par couper environ 20 centimètres de cheveux (j’ai failli pleurer) et je n’ai donc quasiment plus que mes cheveux naturels, sans couleur chimique. D’un coup ils se sont mis à boucler, être plus légers. Je le sens, ils sont beaucoup moins lourds. Et ils continuent à vivre leur vie comme ils l’entendent.
  • Mes cheveux regraissent moins vite (j’ai gagné un à deux jours entre les shampoings)
  • Je perds tout potentiel de séduction les soirs de pose d’huiles végétales ou encore les jours de pose de masque au yaourt.

Se mettre au naturel pour ses cheveux, c’est donc apprendre à être patiente, prendre le temps, appréhender les choses autrement. Cela n’a pas fait de miracles, pour moi c’est juste une façon de consommer différente, plus saine, plus censée, plus responsable. Tentant non ?

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2 réponses

  1. Bravo pour cet article ! Ça me donne envie de me remettre à une routine naturelle, j’avais commencé à le faire sur mes cheveux naturels il y a deux ans mais c’est effectivement un peu plus dur à suivre qu’une routine classique. Vu comment j’ai maltraité mes cheveux avec les nombreuses décolorations, j’ai peur de ne jamais réussir à les démêler avec une cure comme ça…!
    J’ai repéré les shampooings Cattier sur ta photo, c’est ce qui m’a fait cliquer à vrai dire ! C’est vrai que ce sont de bons produits avec un bon rapport qualité/prix, et pas que pour les cheveux d’ailleurs, au cas où tu ne les aurais pas testés je te conseille leurs masques à l’argile (il y a rose et vert je crois) pour le visage, ce sont des valeurs sûres ! ;)

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