Je souffle tout juste mes bougies des 3 ans à manger sans gluten et sans lactose. Honnêtement les débuts ont été très difficiles, j’avais l’impression de me priver de tout, de ne plus rien pouvoir faire comme tout le monde au point que cela m’en a coupé l’envie de sortir avec mes amis. Je mangeais de moins en moins et j’ai perdu 8 kilos en 6 mois !

Cela me rendait profondément triste. Un restaurant ? Trop compliqué ! Un invitation à dîner ? Trop compliqué ! Un voyage ? Trop compliqué !

Aujourd’hui tout cela est derrière moi, j’ai repris largement goût à la vie, à manger, et j’ai aussi repris tous mes kilos (un petit peu plus malheureusement ;).

De plus en plus de personnes de mon entourage s’y mettent, principalement pour des raisons de santé, tous me posent beaucoup des questions et je les sens complètement frustrés. Comme moi il y a 3 ans. Tout simplement parce que lorsque l’on débute on est perdus et l’on aborde pas forcément les choses de la bonne façon.

Alors si vous vivez justement cette période difficile, voici mes 5 conseils pour bien débuter et vivre sans gluten, sans lait, mais avec toujours autant de plaisirs !

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N’essayez pas de « remplacer » les aliments

Lorsque l’on nous annonce qu’il est préférable d’exclure le gluten et le lait de notre alimentation, en général, on se dirige vers le rayon sans gluten de nos supermarchés. La bonne nouvelle c’est que le choix est de plus en plus varié dans ces rayons, la mauvaise nouvelle c’est que ce n’est pas parce que c’est sans gluten que c’est bon pour la santé. Tous ces produits contiennent de nombreux additifs et la liste des ingrédients est parfois 3 fois plus longue que sur le produit équivalent contenant du gluten.

[wp-svg-icons icon= »quill » wrap= »i »] Je vous invite à lire cet article de 60 millions de consommateurs : Sans gluten mais pas sans reproches

Mais c’est généralement notre première réflexe. On veut remplacer les pâtes traditionnelles par des pâtes sans gluten, le pain par son équivalent, la pâte à pizza, les petits gâteaux du goûter…

Résultat cela nous revient deux fois plus cher ! C’est d’ailleurs l’une des phrases que j’entends le plus souvent « qu’est ce que cela revient cher de manger sans gluten ». En fait pas beaucoup plus : il faut tout simplement revoir entièrement notre façon de manger.

Et c’est une excellente chose, car manger sans gluten et sans lait facilement, sans faire exploser notre budget, c’est revenir aux basiques : manger sainement !

Bien sûr le rayon sans gluten reste très pratique en cas de dépannage, mais aussi quand on est pressés car ce n’est pas toujours évident de trouver le temps de cuisiner quand on rentre du travail (et encore plus quand on a des enfants). Et je ne vais pas vous cacher que je mange beaucoup, beaucoup de pâtes sans gluten (mes origines italiennes en réclament). Car on y trouve des produits de plus en plus bons. Mais manger sans gluten et sans lait ce n’est pas devoir faire ses courses uniquement dans ce rayon jusqu’à la fin de sa vie ;)

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Réapprenez à manger sainement

Adieu les plats industriels tout préparés. Manger sans gluten et sans lait, c’est (re)découvrir le plaisir de tout cuisiner soi-même, savoir ce que l’on met dans ses plats, mais aussi découvrir plein d’autres aliments. Plutôt que de tenter de remplacer les produits contenant du gluten par des équivalents sans gluten, on va apprendre à manger plus sainement. Je vous recommande d’ailleurs de consulter des livres et blogs vegan, les vegan mangent sans lait, et beaucoup cuisinent aussi sans gluten. Vous y trouverez des recettes plus créatives les unes que les autres.

Alors du coup, qu’est ce qu’on peut manger ?

Des basiques !

  • De la viande
  • Du poisson
  • Des oeufs
  • Des légumes
  • Des fruits
  • Des pommes de terre, du riz, du quinoa, du maïs…
  • Mais aussi de la farine de riz, de maïs, de quinoa, de châtaigne, de coco… (vous les trouverez en boutique bio)
  • Des oléagineux : noix de cajou, noisettes, cacahuètes, amandes…
  • Des herbes aromatiques

Vous allez devenir l’une des clientes les plus fidèles de votre marché.

De mon côté, je n’achète plus que quelques basiques au supermarché, je fais essentiellement mes courses au marché et je complète mon plein en boutique bio pour réaliser mes pâtisseries.

Vous verrez, au final, les courses de fruits et légumes ne reviennent pas beaucoup plus cher qu’un plein en supermarché composé de plats tout prêts.

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Composez votre petit-déjeuner différemment

C’est certainement l’un des repas les plus compliqués car l’on est habitués aux traditionnelles tartines, croissants et café au lait. Le cocktail explosif plein de gluten et de lait que l’on doit désormais exclure de notre alimentation.

Trois possibilités :

Trouver un boulanger qui fait son propre pain sans gluten

Il y en a de plus en plus, il ne faut pas hésiter à demander ! Poussez la porte des boulangeries de votre ville et posez la question : certaines boulangeries le réalisent à la demande, d’autres le commandent (c’est le cas des boulangeries comme Kayser qui réalisent quatre sortes de pain sans gluten dans leur laboratoire à Paris où il est préparé sans risque de contamination puis le pain sans gluten est livré dans leurs différentes boulangeries à la demande des clients). Enfin vous tomberez peut-être sur des personnes qui ne semblent même pas savoir de quoi vous parlez, cela m’arrive encore, mais plus on sera nombreux à le demander, plus on a de chances qu’ils s’y intéressent… Si vous êtes coeliaques c’est un peu plus compliqué car il faut s’assurer du respect de risque de contamination ce qui n’est absolument pas le cas de toutes les boulangeries proposant du pain sans gluten sur demande.

Si vous habitez vers chez moi, dans les Yvelines, je vais au marché de Marly-le-Roi tous les week-ends. Un boulanger bio réalise des pains extraordinaires 100% à la farine de maïs ou à la farine de châtaigne. Je ne suis absolument plus malheureuse depuis que je l’ai rencontré. Par contre il y a des risques de contamination… Bon plan pour les sensibles donc uniquement.

Et surtout : posez toutes vos questions quitte à devenir embêtante. Lors des dernières vacances d’été, ma maman commandait tous les matins du pain bien affiché « sans gluten » sur la devanture d’une boulangerie. J’étais super heureuse d’avoir du pain frais, il était tellement bon. Dix jours après me voilà bien malade. Je n’incrimine pas le pain puisque je ressens généralement les symptômes plus rapidement quand je mange des aliments contenant du gluten par inadvertance. Mais comme cela ne passe pas, je fini par aller poser la question au boulanger « quelle farine utilisez-vous ? », et voici sa réponse « du petit épeautre ». Il est vrai que le petit épeautre est généralement bien toléré par les sensibles car cette farine a une très faible teneur en gluten. D’ailleurs cela m’arrive d’en manger ponctuellement. Mais 10 jours d’affilée (à me goinfrer tellement il était bon) c’était trop. Si j’avais posé la question dès le départ au boulanger (ou qu’il n’avait pas affiché « sans gluten » un pain n’étant pas réellement sans gluten) j’en aurai mangé en toutes petites quantités et mes 2 jours de galères auraient pu être évités.

Investir dans une machine à pain (ou être courageux sans la machine) et faire son propre pain sans gluten

[wp-svg-icons icon= »quill » wrap= »i »] Je vous donne ici ma recette de pain sans gluten à la machine à pain.

Certaines blogueuses ont même réussi à réaliser des croissants et de la brioche sans gluten :

[wp-svg-icons icon= »quill » wrap= »i »] La recette des croissants sans gluten du blog On mange sans gluten

[wp-svg-icons icon= »quill » wrap= »i »] La recette de brioche sans gluten de Cuisine Saine

[wp-svg-icons icon= »quill » wrap= »i »] La recette de pains au lait sans gluten de Sans gluten tout est possible

Changer complètement son petit-déjeuner

Troquez votre lait par des laits végétaux (lait d’amande, de noisette, de soja…)

Abandonnez votre pain pour découvrir d’autres saveurs :

[wp-svg-icons icon= »quill » wrap= »i »] Je vous donne ici ma recette de pancakes à la châtaigne sans gluten et sans lait

[wp-svg-icons icon= »quill » wrap= »i »] Testez la recette de granola de Marie du blog de Sweet and Sour, sa recette est super facile et c’est une petite bombe (je l’ai testé et tout dévoré) !

Avec un petit peu de motivation en cuisine, on a largement de quoi se faire plaisir au petit-déjeuner !

4 – [wp-svg-icons icon= »food » wrap= »i »] –

Méfiez-vous de l’apéro !

L’autre fois mon frère est venu à la maison et j’ai bien ri (même si ce n’était pas du tout drôle pour lui) ! Suite à des problèmes de digestion et des problèmes de peau qu’il traîne depuis des années, son médecin lui a conseillé une diète (puis une simple diminution en cas de succès) sans gluten qui pourrait le soulager. Une semaine après, il débarque à la maison et m’annonce que ses maux de ventre ont disparu et son acné se fait enfin la malle. Je sens qu’il revit. Puis, il s’ouvre une bière…

Il avait bien saisi la présence du gluten dans son alimentation, mais il n’avait pas pensé une seule seconde que celui-ci puisse être présent dans une boisson.

Evitez donc la bière à l’apéro !

Méfiez-vous également de tout ce qu’il y a sur la table : certains chips contiennent du gluten (mais pourquoi ?!) mais aussi la charcuterie et donc le saucisson.

Le mieux à faire est de vous en tenir aux tomates cerises et autres petits légumes, noix de cajou, cacahuètes. Mais surtout de ramener un truc qui vous plaît bien pour pouvoir vous faire plaisir comme tout le monde.

[wp-svg-icons icon= »quill » wrap= »i »] Ma recette préférée : mon cake feta lardons et noix

[wp-svg-icons icon= »quill » wrap= »i »] Vous pouvez aussi tester le cake salé de Charlotte No glu

[wp-svg-icons icon= »quill » wrap= »i »] Ou les biscuits 100% cajou pour l’apéro de Clea Cuisine

5 – [wp-svg-icons icon= »food » wrap= »i »] –

Ne soyez pas gênée !

Pour pouvoir continuer à sortir au restaurant, dîner chez des amis, parlez-en ! Au début on peut se sentir gênée, surtout si comme moi vous êtes juste sensible au gluten et que vous n’avez pas la maladie coealique. Avec tout ce que l’on entend sur le gluten, on peut toujours tomber sur quelqu’un qui pense que c’est un caprice, une envie de perdre du poids (relisez plus haut, j’ai repris tous mes kilos ;) ou encore de celle « à la mode » qui a entendu parler du sans gluten et qui souhaite s’y mettre.

En réalité je n’en ai d’ailleurs jamais rencontré, toutes les personnes « gluten free » de mon entourage ont adopté ce régime alimentaire pour des questions de santé. Ce serait bien dommage, car même si cela offre de belles découvertes, les sorties sont bien plus contraignantes.

Si vos amis sont de vrais amis, ils comprendront. N’hésitez cependant pas à bien leur expliquer ce qui contient du gluten, du lait, et ce qui n’en contient pas.

Cela paraît simple comme ça, mais j’ai déjà des amis qui se sont donnés du mal pour finalement mettre de la crème fraîche dans leur plat « mais tu m’as dit du lait, pas de la crème fraîche ? ».

Si ils vous posent des questions, soyez sincère : le gluten et le lait me rendent malade ! Souvent cela rend les gens curieux « ah oui ça te fait quoi ? ». Quand ils comprennent qu’on est partis pour trois jours de difficultés, coincée au lit,  aux toilettes, pliée en deux, fatiguée (chacun son cas), tout s’arrange. Nos amis nous veulent du bien !

Les miens font toujours attention à préparer des plats que je peux manger, à choisir des restaurants où je vais pouvoir dîner… Sincèrement ils se donnent beaucoup de mal. Et quand je les remercie, j’ai toujours le droit à des mots qui me font chaud au coeur « bah attend, on voulait te voir », « l’important c’est d’être ensemble ».

Au restaurant on passe toujours pour la casse-pieds : êtes-vous bien certain qu’il n’y a pas de blé dans ce plat ? Pas de lait ? C’est à dire pas de crème fraîche, pas de fromage, pas de parmesan ? Aujourd’hui les restaurateurs font de plus en plus attention à ce qu’ils mettent dans leurs assiettes et aux risques d’allergies. Je suis souvent ennuyée d’être celle qui pose 50 questions et demande à adapter les plats, mais à chaque fois cela se passe toujours bien. Dans le doute, ils partent en cuisine vérifier. Et s’ils ne font pas d’efforts, cela mérite-t-il vraiment d’y rester dîner ?

 

Si vous mangez sans gluten et sans lactose, racontez-moi en commentaire comment vous vivez ce régime alimentaire, si cela vous pose problème, si c’est difficile au quotidien, ou si au contraire vous en tirez des avantages !

A noter : je suis sensible au gluten, je n’ai pas la maladie coeliaque, ce qui change beaucoup de choses au quotidien.

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