Tu la connais cette chanson ? On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime. Si tu lis ma newsletter, tu sais désormais que je suis une hypersensible. Il y a des personnes qui culpabilisent d’être « trop » sensible, qui s’en veulent, parce que quand on est hypersensible, on a les larmes aux yeux qui montent pour un rien, quand c’est triste, mais quand c’est beau aussi. Moi j’aime mon hypersensibilité, je la prends comme une force incroyable : je vois la vie à ma façon, je vis tout plus intensément, et c’est tellement bon. Pour en revenir à cette chanson, j’ai justement les larmes aux yeux à chaque fois que je l’écoute. Parce qu’elle me rappelle que bordel, on passe trop souvent à côté de l’essentiel !

Hier, je racontais ma journée aux Slow Lifeuses. A mon réveil, je faisais déjà une méga liste de tout ce que j’avais à faire dans la journée. Je voulais travailler sur mon blog, avancer sur mes projets, beaucoup, vite.

Et puis mon papa est passé m’emmener déjeuner dans un restaurant Vietnamien. Dans la voiture pour y aller, j’étais pas mal stressée, ça allait me retarder tout ça.

On a mangé, on a commencé à rire, et j’ai décidé de lâcher. D’être là. De l’écouter me parler. Me raconter ses histoires, même si souvent, je les ai déjà entendu. L’écouter s’énerver après les choses de la vie, commenter sa marmite de coquilles Saint-Jacques super bonne, le voir sourire quand je lui ai annoncé que je passerai quelques jours en Bretagne avec lui dans sa maison cet été.

Je lui avais dit que j’étais fatiguée et que j’allais rentrer travailler directement après ça. Mais j’ai changé d’avis. On est allés marcher dans le parc de Saint Germain-en-Laye, on a admiré la vue sur Paris. Il faisait beau. On s’est rappelés des souvenirs de quand j’étais petite, et que mon papa vivait encore dans cette ville. Il vient de se faire opérer du genou alors il ne pouvait pas marcher trop longtemps, mais il avait quand même envie de marcher sous le soleil avec moi, parce qu’on était trop bien là tous les deux. Puis il m’a ramené à la maison, m’a fait un gros bisou, et est reparti prendre la route.

Et ma maman a débarqué 15 minutes après. C’est sûr, mon programme de la journée était complètement fichu.

Mais j’ai décidé de continuer à lâcher prise. Et je l’ai regardé parler. Elle m’a parlé de son boulot, de ses galères, de nos prochaines vacances. J’avais un grand sourire au fond de mon ventre. Le sourire d’avoir la chance de les voir et de pouvoir passer du temps avec eux.

Une amie à ma maman est passée nous rendre visite, elle devait récupérer un colis à elle que j’avais réceptionné. Elle ne voulait pas rester trop longtemps, elle ne voulait pas déranger. Alors j’ai fait chauffer un bon thé Dammann et du café. Pour dire qu’on était pas pressées, qu’on était bien là à discuter. Et on a passé deux heures ensemble. J’ai regardé ma maman échanger avec sa copine, se raconter leur vie, rire, se confier.

Et puis j’ai raccompagné ma maman à sa voiture. Elle se gare toujours très loin de chez moi parce que c’est trop compliqué de se garer par ici, les gens sont trop pressés et ça la stresse. Alors on a marché ensemble. C’était bon, c’était doux, c’était chouette. Et je l’ai regardé s’éloigner jusqu’à sa voiture. Alors j’ai eu les larmes aux yeux, encore. Je me suis dit que si je n’avais pas lâché aujourd’hui, si je m’en étais tenue à mon programme stressant de la journée, je serai passée à côté de ça. A côté de ces moments simples qui font la vie. A côté des gens que j’aime. A côté de l’essentiel.

On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime.

Quand on a la tête sous l’eau, on oublie nos essentiels.

Et pourtant, dans 5 ans, dans 10 ans, dans 15 ans, on se souviendra de quoi ?

Je me suis souvent posée la question de ce que je voulais vraiment faire de ma vie. Tu te la poses souvent cette question ? Mais si tu me suis dans mes newsletters, sur mon groupe Les Slow Lifeuses, ou dans la vie, tu le sais, tout a changé dans ma vie et dans ma tête ces dernières années. Rien n’a vraiment changé en vrai, en « matériel », dans ma vie. Mais tout a changé en fait. Je sais ce que je veux vraiment faire de ma vie : profiter de ce qui compte vraiment pour moi. A moi. Et je te le souhaite. Car on a tous des besoins différents, des choses qui nous font vibrer différentes, rien qu’à nous.

Demande toi souvent : dans 5 ans, dans 10 ans, dans 15 ans, et même dans 30 ans, je me souviendrais de quoi ? Je m’en souviendrais de ça ? Rien qu’à toi.