Je vous présente Laura, une Slow Lifeuse qui a décidé de se reconvertir pour devenir décoratrice d’intérieur après des études en… sciences agronomiques et agroalimentaire ! J’adore découvrir ce genre de parcours qui me rappelle que beaucoup de choses sont possibles quand on décide de sortir des cases, même si ces choix de vie ne sont pas forcément évidents et faciles. Ce qui est toujours étonnant pour moi, dès que je réalise ces portraits, c’est de découvrir à quel point nous avons des points communs. Je lui laisse la parole, elle va vous expliquer cela beaucoup mieux que moi…

Bonjour Laura, peux-tu te présenter rapidement ?

J’ai 29 ans, je suis mariée depuis deux ans, j’ai un petit garçon de 19 mois et deux chats. J’habite une petite commune alsacienne nommée Meyenheim dans laquelle je vis depuis que je suis toute petite. Côté professionnel, j’ai démissionné de mon boulot fin septembre et je suis actuellement en formation pour me reconvertir en tant que décoratrice d’intérieur.

Pourquoi ce changement ?

Pendant mes études, j’ai toujours hésité entre deux voies, l’architecture et les sciences naturelles. J’ai choisi la deuxième option et j’ai étudié les sciences agronomiques et agroalimentaire jusqu’en Master. A peine diplômée, j’ai été embauchée en CDI en laboratoire, ce qui m’arrangeait bien vu mes différents projets personnels.

Et ces projets personnels, à savoir, la construction de notre maison et l’organisation de mon mariage m’ont fait comprendre que j’avais fait le mauvais choix. Ce boulot ne me correspondait pas, j’avais envie de créativité, de quelque chose qui colle mieux à ma personnalité. Du coup j’ai décidé de m’inscrire à une formation à distance pour devenir décoratrice d’intérieur en me disant que ce ne sera jamais perdu si un jour je décide de changer. Puis je suis tombée enceinte et là les choses se sont compliquées. J’ai eu une grossesse très compliquée et j’ai fini par accoucher prématurément… ça a été une phase très compliquée pour moi. Lorsque je suis retournée travaillé 6 mois plus tard, c’était horrible, mon bébé me manquait et mon travail ne me plaisait plus du tout. Je me consolais en me disant que ma situation n’était pas si mal, que j’avais un travail stable etc. Mais ça n’a pas suffit et je me sentais tous les jours un peu plus mal. Jusqu’à ce que ça commence à empiéter sur ma vie privée et jusqu’à ce que mon mari me dise  « demande une rupture conventionnelle, je n’en peux plus »… C’est là que j’ai démissionné parce qu’elle a été refusée et que j’ai démarré mon aventure de reconversion.

Quels conseils pratiques (et aussi côté moral) donnerais-tu à une femme qui songe à une reconversion professionnelle ?

Comme conseils pratiques je pense que si une personne a la possibilité de se former à distance dans un premier c’est l’idéal pour une reconversion, mais il faut s’accrocher car ce n’est pas simple de tout concilier : la vie professionnelle, la vie de famille et la formation. Côté moral, je conseille à toutes les femmes qui se posent des questions de vraiment s’écouter.

Je pense que la vie est trop courte et que trop de personnes s’enferment dans des vies qui ne leur conviennent pas et qui ne leur correspondent pas.

Il faut s’écouter même si cela n’est pas toujours simple et que cela nécessite des sacrifices, je pense que c’est important de trouver sa voie et de faire quelque chose qui soit en harmonie avec notre philosophie.

Toi qui est passée par là… Que dirais-tu à une femme sentant qu’elle aspire à autre chose au niveau professionnel mais qui se dit « de toutes façons je n’ai pas le choix, c’est comme ça ? » ?

Il ne faut pas se figer sur le « de toutes façons je n’ai pas le choix, c’est comme ça », il y a toujours une solution. Certains patrons sont plus conciliants que d’autres et permettent à leurs employés de demander des ruptures conventionnelles, il y a des aides pour certaines formations… Je pense que le plus important c’est d’être soutenu, par son mari ou autre. Comme je l’ai lu dans « L’homme qui voulait être heureux » de Laurent Gounelle, lorsqu’on a quelqu’un qui croit en nous, on peut déplacer des montagnes. Ce n’est pas facile, on passe par bcp de phases de doutes mais il faut garder cela à l’esprit !

Pourquoi ça te parle la Slow Life ?

Cela me parle parce que je n’ai jamais adhéré au rythme imposé par notre société. Déjà lors de mes études, les horaires imposés et tout le reste ne me convenait pas.

Je pense qu’on a chacun notre rythme et que pour être au maximum de notre efficacité, il faut s’écouter et pas suivre des choses imposées.

J’aime prendre le temps de me poser quand j’en ai besoin. Bien sûr, ce n’est pas toujours possible mais j’essaye d’écouter mon corps. Les différentes épreuves que j’ai traversé avec la naissance de Jules m’ont fait voir les choses totalement différemment et j’ai enfin accepté de faire les choses comme je les sens et pas comme elles sont imposées par notre société. Aujourd’hui je me recentre sur les choses qui sont essentielles pour moi tels que la famille et les moments partagés ensemble. La slow life c’est ça pour moi, écouter ses besoins.

Les Slow Lifeuses, elles t’apportent quoi ?

J’adore le groupe des Slow Lifeuses parce que tout d’abord c’est réconfortant de savoir qu’il y a des personnes qui ont la même philosophie que vous. Ce n’est pas le cas quand on sort dans la rue et qu’on voit tout le monde courir partout et être stressé. Parfois quand je discute avec certaines personnes, j’ai l’impression d’être tellement différente, alors qu’avec les Slow Lifeuses on partage souvent le même point de vue. C’est TOP ! Après les Slow Lifeuses c’est aussi un groupe de personnes bienveillantes les unes envers les autres. On peut se confier en se sentant écouter et non jugé, ça fait beaucoup de bien. Je remercie beaucoup Scarlett d’avoir créer ce groupe !

Qu’est ce qui est le plus important RIEN QUE POUR TOI dans ta vie ?

Ce qui est le plus important pour moi, c’est la famille, savoir que tout le monde soit bien et heureux.

Qu’est ce qui t’aide à te reconnecter à toi-même pour réussir à écouter tes besoins ?

Ce qui m’aide à me reconnecter à moi-même et à écouter mes besoins c’est de me poser tranquillement avec un thé, éventuellement une petite pâtisserie et un bon livre de développement personnel. Je trouve que ces ouvrages nous ouvrent des portes qui nous permettent de mieux nous connaître et d’avancer. C’est en se posant les bonnes questions qu’on arrive à trouver qui on est vraiment et ce qu’on attend de la vie.

Un truc que tu adores faire et qui te fait vraiment vibrer ?

J’adore la déco et la pâtisserie. Du coup, j’adore organiser des fêtes et des gros repas avec la famille et les amis, faire des belles décorations et de beaux gâteaux (mon mari n’en peut plus… ) c’est une pression positive que j’adore ! Pour la petite anecdote, pour les 1 ans de Jules cet été, j’ai fait de la pâtisserie jusqu’à 2h du matin, on était 35 personnes et j’ai tout fait moi-même avec l’aide de ma fidèle maman !

Un moment parfait pour toi, il ressemble à quoi ?

Un moment parfait pour moi, un bon repas de famille où tout le monde s’éclate, où l’on joue et où tout le monde est à l’aise. La famille et le partage!

Ta plus grosse gratitude envers la vie ?

Ma plus grande gratitude envers la vie c’est d’être née dans une famille aimante qui me soutient chaque jour. Je pense qu’une famille sur laquelle on peut compter nous aide à nous construire. Mais également le fait que mon loulou soit en bonne santé !

Si tu pouvais changer une chose dans le monde se serait quoi ?

Si je pouvais changer une chose dans le monde, j’introduirais le Hygge partout. J’adore ce mode de vie basé sur le cocooning, le partage et le fait de prendre du temps pour soi et ses enfants ! J’aimerai que tout le monde puisse se poser un peu et qu’on arrête de suivre ce rythme effréné que la société nous impose ! Je suis fan de ce mode de vie à la danoise qui rend les gens heureux ! ( Et puis, les danois adorent la déco, je ne suis pas très objective).

Merci Laura <3