Du 31 avril au 10 mai, nous sommes partis dans les Cyclades en Grèce. Point fort : c’est la basse saison, nous savions que ce serait plus économique de se loger. Point faible : nous ne savions pas si l’eau allait être suffisamment chaude pour nous baigner, et une mer comme cela sans pouvoir piquer une tête, c’est comme des soldes à 90% dans sa boutique préférée sans avoir sa carte bleue…

Evidemment, quand on se programme un voyage dans les Cyclades, les magnifiques photos que l’on voit de Santorin en font une étape quasi incontournable. En plus, elle est vraiment bien desservie ! Car en basse saison, il y a beaucoup moins de bateaux, et il faut s’accommoder des horaires pour passer d’île en île. La plupart des voyageurs arrivent à Santorin par le ferry. Comme nous avions seulement 10 jours de vacances, et l’envie d’en profiter au maximum, nous y sommes arrivés en avion après une halte d’une heure seulement à Athènes.

Nous y avons passé 4 jours, et loué un scooter pour découvrir l’île à notre rythme. De toutes façons, en basse saison il y a vraiment peu de bus à cette période de l’année. D’ailleurs, beaucoup d’hôtels et de restos sont encore fermés. La plupart des touristes louent des quads, ce que nous avons préféré éviter (parce que j’ai toujours entendu ça « le quad ça pollue, on croit qu’on peut aller partout avec, et résultat, on détruit l’environnement sans s’en rendre compte », à défaut de connaître la réponse, on s’en est passé).

Nous voilà donc à la découverte de Santorin. Et je ne vais pas contredire ce qu’il se dit sur cette île : Oia est vraiment un petit village magnifique. C’est celui qu’on voit sur toutes les cartes postales et guides touristiques. Le village blanc de blanc aux volets bleus ! On ne résiste pas à l’envie de se promener dans toutes ses petites ruelles, c’est enchanteur.

Oia à Santorin

Oia à Santorin

Oia à Santorin

Oia à Santorin

Oia à Santorin

Oia à Santorin

Oia à Santorin

Oia à Santorin

Fira (Thira) est aussi un ville très jolie, c’est la première chose que nous avons découvert, et on avait les yeux qui pétillent.

Fira (Thíra) à Santorin

Fira (Thíra) à Santorin

Ile ne faut surtout par rater le village haut perché de Pyrgos, charmant à souhait, et qui offre une belle vue sur l’île. Ca j’ai vraiment adoré.

à Pyrgos à Santorin

à Pyrgos à Santorin

à Pyrgos à Santorin

Et puis, en scooter, il faut prendre le temps de longer la côte, il y a des vues à couper le souffle. Et de se perdre dans les chemins, pour découvrir que Santorin ce n’est pas que des villages parfaits aux volets bleus, mais aussi des habitations  plus modestes habitées par de « vrais habitants »…

Alors pourquoi ce bilan mitigé ?

Justement parce qu’il n’est pas simple de rencontrer des Grecques, en dehors des commerces, de son hôtel ou des restos. Cela a moins été le cas de Marcel, mais moi j’ai vite été fatiguée par tant de touristes. Cela faisait 8 mois que je n’avais pas pris de vacances et je recherchai un peu de calme. Et pourtant en basse saison, on nous a expliqué qu’il n’y avait encore personne… Autant dire que vous ne m’y croiserez jamais en août.

Heureusement, comme les hébergements à Oia et Fira sont hors de prix, nous avions une chambre dans un hôtel complètement paumé. Le soir, nous étions donc au calme complet.

J’ai eu du mal à ressentir ce charme et cette authenticité que j’étais venue chercher sur Santorin. Il aura fallu attendre la prochaine île, Folegandros, pour que je tombe complètement amoureuse des Cyclades.

Oia à Santorin

Oia à Santorin

Oia est en effet un village magnifique, mais tellement touristique qu’il prend des airs de Disneyland. Nous avons fait le fameux coucher de soleil conseillé dans tous les guides, et il a fallu jouer des coudes pour pouvoir l’admirer. Mais bon, si vous aimez les couchers de soleil, vous ne serez pas déçus du spectacle !

Oia à Santorin

Fira est une ville animée, on y trouve plein de boutiques et de restos. Mais ça grouille de gens, de scooters, de voitures. Et ce n’est pas simple de faire son tri parmi les restos qui attendent les touristes dans les ruelles…

A ne pas rater, le resto Mama’s House à Fira, c’est super bon, et ils renseignent parfaitement (pour le sans gluten et sans lait), ce qui n’est pas le cas partout. On a tellement aimé, qu’on y est allé deux fois ! L’agneau est juste à tomber (mais comment font-il pour que la viande et les légumes soient aussi fondants ?). Et j’ai adoré cette petite entrée toute simple que je compte bien refaire à la maison : de la feta au four, marinée dans du miel et parsemée de sésame.

Les plages de Santorin

Côté météo (j’imagine que comme nous, vous allez vous poser la question si vous partez au mois de mai), nous avons eu le droit à un beau soleil, 25 à 30°C, mais pas mal de vent par moment, ce qui fait plutôt du bien avec ces températures. Cela nous a donc permis de tester les plages ! Car pour moi, voyager sur une île sans pouvoir aller à la plage, c’est complètement frustrant.

Si vous recherchez des plages paradisiaques à l’eau turquoise dans les Cyclades, ce n’est pas à Santorin qu’il faut aller. Elles ne sont pas vraiment « wahouu, je balance toutes mes fringues à l’arrache et je vais direct piquer une tête » mais elles méritent largement la balade. Ce sont des plages de galets ou sable fin noir (Kamari et Perissa),  et vous verrez rarement de tels paysages.

DSC_0879

Incontournable, la Red Beach d’Akrotiri et son sable noir et rouge est surprenante. On nous l’avait déconseillé car l’été, il semblerait qu’elle soit blindée et pleine de transats. Sauf que nous devions être une dizaine maxi sur cette longue plage abritée du vent. L’eau n’y était pas très chaude, un peu comme en Vendée l’été. Mais vu comme il fait chaud à l’extérieur, et que l’eau donne bien envie, j’ai serré les dents jusqu’à pouvoir dire « Non mais une fois qu’on est dedans elle est bonne hein ».

Red Beach à Santorin

Santorin : à voir ou à éviter ?

Bien que mon bilan soit mitigé, bien sûr il faut y aller ! Car même si l’île est touristique, elle a du caractère et un charme bien à elle. Et puis ce n’est pas pour rien que Santorin et sa Caldeira attire tant de curieux, il y a des paysages splendides qui changent de couleur au fil de la journée ! Surtout qu’au mois de mai, la végétation est très belle et colorée.

Et puis les Grecques, ahhhh les Grecques… Je les ai trouvé tellement adorables. Les commerçants sont des commerçants extras, toujours avec le sourire, des conseils gratuits et sans jamais forcer la main. Cela change des voyages on le se sent parfois trop « sollicités » en tant que touristes, avec les Grecques je n’ai jamais ressenti cela. Juste des échanges hyper agréables et amicales.

Si vous avez des vacances à ne plus savoir quoi en faire, prenez le temps de rester sur Santorin. En seulement un ou deux jours, vous risquez de vous cantonner aux villes principales et de rester dans un circuit (trop) touristique. Nous y avons passé quatre jours, et c’est seulement sur la fin que nous avons commencé à nous sentir à l’aise, en sortant des sentiers battus.

J’avais tellement entendu parler de Santorin, que c’est peut-être tout simplement pour cela que j’ai été un peu déçue. C’est un peu comme ces films dont tout le monde dit qu’il est « génial » et qu’il faut absolument voir, on en attend tellement que l’on peut rester sur sa faim. Car c’est finalement sur l’île suivante, à Folengandros, que j’ai eu mon gros coup de coeur. Nous n’avions pas prévu d’y aller, et nous n’en attendions rien… La meilleure façon d’être surpris ! Je vous en parle très bientôt…